C'est Beau-Beau...

L’Appartement & Departure Songs
Double CD bilingue et métissé d’un libre-chanteur américain et français nommé Thomas Hellman.
Le Petit Robert dit: EXPLORER: v.t "examiner, vérifier"; Parcourir un sujet en l'étudiant avec soin - COMMUN,UNE: adj. et n.m.; Qui appartient ou s'applique à plusieurs personnes. Qui se fait ensemble. Qui appartient ou qui concerne le plus grand nombre - COMMUNAUTÉ: n.f.; Groupe dont les membres ont des intérêts communs. PARTAGEUX: personne qui préconise le partage, la communauté ou l'égalité des biens. QUAND ON AIME...

Double CD bilingue et métissé d’un libre-chanteur américain et français nommé Thomas Hellman.
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Le dimanche 05 août 2007
Fermeture du Spectrum: la fin d'une époque
Étienne Coutu
L'auteur était porte-parole de la coalition Sauvons le Spectrum en février et mars 2007
Le maire de Montréal s'est jusqu'ici montré intraitable au sujet de la destruction annoncée du Spectrum. À ses yeux, il s'agissait «d'une affaire du privé qui devrait être réglée au privé».
Par son refus d'intervenir, il devient en grande partie responsable de cette fermeture. Plusieurs estiment qu'une institution culturelle de première importance pour Montréal est en train de disparaître. Cela crée un précédent de mauvais augure pour l'avenir de notre ville, qui soulève des questions sur sa vision et les priorités que M. Tremblay privilégie. De toute évidence, le développement des institutions culturelles ne figure pas en tête dans l'ordre de ses priorités.
Montréal est une ville choyée en matière d'infrastructures et d'événements culturels. Les investissements qui ont été faits depuis longtemps, entre autre sous la gouverne de Jean Drapeau, notamment avec la Place des Arts, nous ont portés à une place de choix. Nous avons la quantité, et la vigueur de la créativité des gens d'ici en a assuré le succès et la qualité. Bien des villes seraient prêtes à investir des millions pour voir des festivals de calibre international s'installer dans ses rues. Plusieurs envient les retombées de nos célébrations estivales, et la vivacité de notre scène culturelle. Devrait-on rappeler à nos gouvernants que la course ne doit pas s'arrêter là?
Toronto l'a bien compris, en se dotant récemment de nouvelles infrastructures de premier plan, avec l'agrandissement du Royal Ontario Museum par l'architecte Daniel Liebeskind, les améliorations de l'Art Gallery of Ontario par un autre géant de l'architecture, Frank Gehry, et la magnifique rénovation de l'auditorium Roy Thomson Hall. Sans compter que Toronto aura désormais son propre festival Just for Laughs.
Pendant ce temps, à Montréal, le dernier concours international d'architecture se soldait par un prix de consolation au gagnant: les étudiants des conservatoires d'art dramatique et de musique retourneront dans les sous-sols bétonnés d'un bâtiment de la rue Henri-Julien. La troupe des finissants en art dramatique de 2005 y a trouvé son inspiration pour un nom: «Du Bunker». Et l'on attend toujours une salle de 2000 places pour l'Orchestre symphonique de Montréal, qu'un projet de type «PPP» devrait pouvoir faire tenir, par miracle, sur l'étroite parcelle restante de la Place des Arts.
Maintenir le cap
Mais d'avoir été à l'avant-garde ne devrait pas nous aveugler sur l'importance de maintenir le cap, et ce spécialement dans un contexte de mondialisation et de compétition entre les grandes villes du monde pour attirer les touristes. Le refus du maire Tremblay d'intervenir pour éviter la disparition du Spectrum illustre une certaine insouciance de sa part: il ne semble pas saisir le rôle crucial que jouent les institutions et projets culturels dans une ville, qu'ils soient publics ou privés.
D'ailleurs il n'y a pas que le dossier du Spectrum en cause. Dans ce cas, nous avions un projet piloté par la Ville, réunissant tous les acteurs de la scène culturelle du secteur visé en un «Partenariat du Quartier des spectacles». Mais la Ville n'a pas eu le courage d'exercer un certain contrôle sur les opérations immobilières pour endiguer la spéculation sans précédent qui a suivi l'annonce du projet. Ironiquement, plutôt que de s'acheminer vers un Quartier des spectacles, l'un des fleurons des salles montréalaises ferme maintenant ses portes et sera détruit. Malgré les protestations des citoyens, le Spectrum fera place à une tour à bureau de 15 étages et à un espace commercial à grande surface, et ce, avant même qu'un plan d'aménagement particulier n'ait été adopté par la Ville.
À Montréal, les développements semblent laissés entièrement aux mains de l'entreprise privée. Ce n´est pas encore du développement sauvage, mais du développement qu'on pourrait qualifier de non réfléchi. En laissant deux importants projets être réalisés avant même l'adoption du plan particulier d'urbanisme du Quartier des spectacles, la Ville sacrifie non seulement l'une des salles les plus appréciées, mais elle renonce aussi à pouvoir se faire entendre dans les développements futurs. Les tours de Rogers et de SIDEV se faufilent à travers le règlement et précèdent l'adoption du plan. Le précédent est un désaveu de la Ville envers les professionnels qu'elle emploie et ses citoyens. À quoi bon travailler sur un plan qui n'aura pas, ou peu d'impact sur ce secteur? Avec un moratoire sur ces deux derniers projets, la Ville aurait joué son rôle, soit de permettre un développement concerté dans ce quartier. À la place, on assiste à un premier pas dans la mauvaise direction pour un projet de développement urbain important.
Y a-t-il lieu de soupçonner le maire de Montréal de pratiquer un préjugé favorable aux entreprises commerciales, au détriment des projets culturels? La responsabilité du maire ne devrait-elle pas consister à encourager et soutenir ces lieux qui donnent à Montréal sa spécificité, son âme? Demain, personne n'ira s'enchaîner aux portes du Spectrum pour en empêcher la démolition. Tout le monde sait qu'une pétition de plus de 15 000 noms repose sur les tablettes de l'hôtel de ville. Nous pourrons ainsi observer l'état de santé démocratique de la Ville de Montréal, et le niveau d'imputabilité de nos élus.
Du Spectrum, il restera dans le coeur des gens ces souvenirs inoubliables d'artistes qui, pendant 25 ans, y auront donné des prestations souvent magiques. Cette fermeture sonne donc la fin d'une époque. Les citoyens se souviendront peut-être aussi de l'ultime responsable de cette fermeture. Sera-t-il poursuivi par le fantôme du Spectrum?
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Article de fleur de la Haye extrait du site [RFI Musique]
Depuis quelques temps, les amoureux de Plume se demandaient où il était passé. Pas de spectacles depuis un bail, pas de nouvel album depuis Chants d’épuration (sorti en 2003) et aucune apparition médiatique… Où donc Plume Latraverse se cachait-il ? Dans son chalet des Laurentides (une magnifique région du Québec) ? Dans son appartement montréalais ? Derrière sa barbe rousse et poivre et sel ? Un peu des trois, à vrai dire : "J’ai fais une pause de plusieurs mois. Je me suis remis à l’écriture, à la peinture… Ça m’a pris comme une rage de dents et, maintenant, je sors du bois !", explique Plume entre deux gorgées de bière, sirotées sur la terrasse ombragée d’un restaurant de Capbreton.
Le chantre le plus populaire du Québec n’avait pas mis les pieds en France depuis dix ans. Le pays a-t-il changé comparé à celui qu’il a connu durant ses "années françaises", quand il tournait dans l’Hexagone de François Mitterrand, semaine après semaine ? "Oh oui ! J’ai fait connaissance avec les euros !", plaisante-t-il. Roulant le "r" avec son accent légendaire… du moins aux tympans des Français. "L’accent n’est pas dans la gorge des uns, mais dans l’oreille des autres", aime-t-il répéter. L’ogre Plume (il mesure plus d’1 m 90 et, franchement, il en impose!), est ainsi : un habile tricoteur de mots. Toujours prêt à dégainer une formule pour détruire préjugés et clichés. En chanson ou en discussion, sa verve fait mouche. Qu’il conte une histoire d’amour comme sur Les Patineuses : "Moi, j'patinais sur la bottine, était-ce elle qui m'éblouissait? / Était-ce le décor qui glissait? J'avais les jambes en gélatine / Je n'en croyais pas mes rétines / Et j'en perdais tout mon français". Ou bien qu’il devise sur la musique et la télé : "La variété, cette viande avariée", "La télévision, cette boîte à cons"…
62 ans et plus de trente ans de carrière n’ont fatigué ni son énergie, ni son humour ! Pourtant, Plume Latraverse (de son vrai nom Michel Latraverse), en a traversé des âges et des époques. "J’ai connu les bars à chansonniers, les vinyls, les cassettes et maintenant le mp3 et les jeunes générations qui naissent avec un cellulaire dans la main et une télé dans la tête." Jeune, Michel Latraverse était, lui, plutôt du genre scotché à sa guitare. Au cours des sixties, il la trimballe un peu partout. Dans les mariages et les baptêmes, où il joue avec tout un orchestre des reprises anglo-saxonnes. Chaque été, il roule avec son instrument vers Percé, une ville de Gaspésie qui attire toute la bohème québécoise. Le Centre d’art et la Maison du pêcheur sont investis pour des spectacles étourdissants et bruyants, qui se terminent au petit matin. Ils donnent lieu à de nombreuses querelles générationnelles avec les habitants, qui finissent par demander l’expulsion des joyeux lurons. "J’ai rué dans les brancards avec raison étant jeune. C’était justifié : on était vraiment brimés par la religion au Québec", rappelle Plume. De retour à Montréal cette année-là, il créé d’ailleurs un groupe qui se produira quelques années sous le nom clin d’œil de La Sainte-Trinité…
Le provocateur en solo
En 1972, Plume démarre sa carrière solo. Continuant à écrire des textes plus provocants les uns que les autres : "Toutes les menteries qu'j'ai appris à réciter quand j'étais p'tit / Pis les leçons de bienséance qui sont v'nues fucker mon enfance / Me sont très utiles aujourd'hui pour faire caca pis faire pipi / On m'a fait manger du papier pour que j'puisse chier tout enveloppé" (Bienséance). "En fait, je suis devenu chanteur parce que personne d’autre ne voulait et ne pouvait chanter ce que j’écrivais !", résume Plume. Sous-sols d’église, boîtes à chansons, puis scènes plus officielles comme l’Olympia à Paris dans les années 1980… L’auteur compositeur - devenu chanteur - donne des shows toujours plus endiablés, qui se colorent de rock, de folk, de blues, voire de swing à la sauce Django Reinhardt. Hyper prolifique, Plume a sorti plus d’une trentaine de disques. Tous n’ont pas traversé l’Atlantique : "A la Fnac, vous pourrez en trouver certains au rayon 'Chanson ethnique pour enfants'", blague l’énergumène.
Plume a beau se moquer de lui, il reste LA figure de la contestation culturelle au Québec. Un poète-chansonnier de référence. Une sorte de Brassens en plus trash et en joual (l’argot québécois). Si bien qu’un tas de fables circulent sur lui : il serait né dans un saloon, sa mère serait Américaine. Ado, il aurait perpétré un hold-up dans un supermarché avec un pistolet à eau et aurait été, ensuite, professeur… La vérité ? "Je suis un menteur ! Comme disait Trenet : 'seuls les poètes sont sincères, surtout quand ils mentent'." Une pirouette de plus pour cultiver le mystère… Sûr en tout cas que Plume est bien peintre (il a réalisé une vingtaine d’huiles en 2006). Il est aussi romancier et, surtout, toujours bête de scène. Le 21 juillet dernier, il l’a prouvé aux Déferlantes de Capbreton : mouillant la chemise, grattant la guitare avec agilité, chantant d’une voix forte et belle et engueulant les bavards !Entouré d’un pianiste et d’un bassiste, il a chanté nouvelles et anciennes chansons (El Niño Jonquière, Quel Calvaire). Faisant pouffer le public avec sa chanson Concaves, interprétée sur un air de tango : "Les cons sont les très proches parents des caves / Si c'n'est qu'les caves ont la tête un peu plus concave". Un régal de concert : drôle, irrévérencieux, malin, différent et subtilement orchestré… "J’ai voulu remettre mes textes en avant, en choisissant une instrumentation simple. Pour cesser de donner au public cette image de Raspoutine, ce poster du mec aux cheveux hirsutes qui boit de la bière et qui rote", confie Plume. Car derrière cette trogne d’homme des cavernes, il y a une plume qui écrit. Un esprit ultra-cultivé, doux. Un timide qui se cache derrière sa chope de bière et sa dégaine de "j'm’enfoutiste". Bref, un style à part dans la chanson francophone. En septembre, Plume s’enfermera en studio pour enregistrer un album déjà baptisé Hors-Saisons. Une quinzaine de nouvelles chansons mises en boîte en trois jours. Pas plus : "C’est ridicule de faire dans la dentelle à une époque où tout se pirate".
Fleur De la Haye
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l’Ontarien Damien Robitaille, chargé d’ouvrir le bal des Déferlantes. Celles-ci se déroulant pour la première fois en plein air (devant un public plus fourni que les années passées), il y avait de quoi avoir des frissons… Mais Damien Robitaille, vainqueur des Francouvertes 2005, s’en est tiré comme un chef. Blaguant, sifflant, jouant avec la foule comme s’il l’avait toujours côtoyée. Sa voix en a surpris plus d’un : teintée d’un accent qui semble n’appartenir qu’à lui, elle rebondit sur les mots d’une façon quasi-élastique… Etrange ! On se prend alors à essayer de décoder les drôles de textes de ce trentenaire, né d’un père francophone et d’une mère anglophone. Sur Mètres de mon être, il philosophe sur son existence "toujours en croissance" et sur Sexy Séparatiste, il mêle amour et politique : "Sexy Séparatiste, ton sexe est une fleur de lys/ Cet élan me plaît quand tu m’embrasses en français".

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Extrait du Journal [SUDOUEST] 16/07/07
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Maurice Segall, pensez-vous qu’une mondialisation francophone est encore possible ?
(F.De la Haye)
- 0 min 54 s
Entrevue extraite du site [RFI Musique]
Peut-être pas tout le monde mais quelques vigies de part et d'autre de la Grande Flaque ont allumé leurs feux aujourd'hui et nous ont scruté via Myspace...Catégorie : Komssa, Le MOMO 0 Bla(s)bla(s)
Extrait du site WEB [RFI MUSIQUE]
02/08/2006 - Capbreton - par Fleur de la Haye
9e édition des Déferlantes Francophones
Le Québec a chanté !
La cité du sud de la France a pris l’accent québécois les 26, 27, 28 et 29 juillet derniers. Avec les 80 artistes canadiens francophones qui ont déferlé sur scène et dans les rues, l’accent du sud ne pouvait que s’éclipser ! Quatre jours durant, touristes en maillots de bain, mélomanes curieux et fans de musique québécoise se sont repus de concerts, d’expressions montréalaises et de bœufs sous chapiteau. La soirée d’ouverture, qui mêlait répertoire ancien et talents émergents, a montré toute la beauté et l’audace de la scène québécoise d’hier et d’aujourd’hui. Cette année, le Québec avait le privilège d’ouvrir les Déferlantes francophones, pourtant dédiées à l’ensemble de l’Amérique du Nord francophone, Nouveau-Brunswick (ex-Acadie), Ontario et Louisiane compris.
C’est que Maurice Segall, papa de ce festival à l’âme forte né il y a 9 ans, voulait "entendre chanter" la Belle Province. Histoire d’initier le public français à un autre Québec musical que celui, ultra-formaté, distillé par les médias. Et à voir, ce premier soir, les grands-mères taper des mains, les parents chantonner et les enfants rigoler des blagues et des textes des chanteurs, il a réussi son coup. Dans le gymnase de Capbreton aménagé en salle de concert, les premiers à monter sur scène sont les choristes amateurs de Chanson internationale de Québec.
Vêtus de chemises colorées et bardés de bonne humeur, ils rendent hommage "aux géants de la chanson québécoise", interprétant du Paul Piché et du Jean-Pierre Ferland (deux monstres de ces 40 dernières années), ainsi que plusieurs titres de Gilles Vigneault - ce poète-chanteur québécois né en 1928 et adoré dans son pays, notamment pour son attachement à la cause souverainiste. Les titres Mon Pays et Doux chagrin rappellent bien des souvenirs à l’assistance, qui ne se fait pas prier pour entonner les refrains. Pour les non-initiés, ce concert choral fait office de séance de rattrapage ! L’ennui en moins grâce au jeune soliste Martin Léon, qui donne de sa guitare, de son humour et de sa voix pour accompagner les choristes sur certains morceaux.
La relève
La deuxième tranche de soirée, dédiée à la "Nouvelle vague" de la chanson québécoise, est fameuse. Deux heures durant, quatre pousses en germe au Québec, se succèdent sur les planches.
Thomas Hellman, un brun frisé aux joues rebondies, ouvre ce plateau imaginé par l’Office franco-québécois pour la jeunesse chargé de lancer ces artistes dans la Vieille France. La manière est un peu frustrante, chacun ne restant que trente minutes sur scène. Il n’en faut pas plus à Thomas Hellman pour gonfler la salle d’énergie. Lui et ses deux complices larguent des salves de guitare et de banjo avec une désinvolture sauvage mais ultra-cohérente: des cadences folk, blues et country dessinant des paysages de Road 66, de Grand Canyon et de Texas aride, sur des textes parlant de bougeotte, des filles de Montréal et d’appart’ douillet quand il fait –40 dehors. Thomas drible avec le français, l’américain et le franglais. Reprenant même - sans complexes et la voix rauque – Mathilde, de Brel, mi en anglais, mi en français ! Le public embarque, mais c’est déjà fini.
Place à Catherine Durand et son univers velouté. Couettes et casquette sur la tête, elle captive le public autour de paroles mélancoliques (Je suis là mais personne ne me voit). C’est son premier show dans l’Hexagone et sur scène, elle est presque timide. Alors quand elle y reste, seule avec sa guitare, et qu’elle enregistre en boucle des riffs pour créer en direct son accompagnement, on est scotché par son cran et curieux d’en voir plus, tant la demoiselle semble regorger de talents. Mais c’est au tour d’un autre talent d’entrer dans l’arène, alors plongée sous des lumières bleutées.
Catherine Major, 25 ans et titulaire d’un bac en piano jazz, débarque. Blonde, longiligne et pieds
nus. Elle s’installe derrière son clavier et ses doigts se mettent à gambader avec vivacité sur les touches, en rythme avec la contrebasse et la batterie. On la sent libre et experte, sur les morceaux qui flirtent avec le tango comme sur ceux plus jazzy et manouches. Elle a un peu la voix de Maurane, la folie de Catherine Ringer en plus et un univers bien à elle, à la malice piquante. "Y a t’il une crème de jour pour l’amour sec, une crème de nuit qui hydrate l’ennui ?", interroge-t-elle. Les gourmets des mots se lèchent décidément les babines avec cette relève québécoise !
Liberté de Barbara. Indomptable et romantique, il nous fait appareiller sur son navire rock, techno et chanson. Les uns sont déboussolés par son titre La vie n’est pas qu’une salope, les autres dansent et redemandent une dose de pop ou d’électro psychédélique, déjà accros à la sacrée présence du jeune homme. Les lumières crues de fin de concert se rallument : le show à la québécoise est terminé, le public scié par la diversité et la créativité en vigueur chez nos cousins d’outre-Atlantique.Fleur de la Haye
02/08/2006 - Capbreton -
Extrait du site WEB [RFI MUSIQUE]
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Et à Capbreton,



C'est à se demander
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Article de Fabien Perrier paru le 3 juillet 2007 dans la rubrique Cultures de [l'Humanité]
De joyeux anciens venus du Québec
Mes aïeux, un groupe québécois à écouter attentivement et à découvrir sur scène absolument.
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Extrait de la [Revue CHORUS] n° 57 - 2006
Une petite station balnéaire des Landes devient, à la fin de chaque mois de juillet, le poste avancé de la belle chanson francophone d'Amérique du Nord, bien trop réduite ici à des voix qui portent. Celles qui se donnent à Capbreton ont toutes les nuances de la belle ouvrage.
par Yannick Delneste
La chanson acadienne en question
Ce genre d'échappée belle, Les Déferlantes en recèlent des valises, des bidons, des caisses entières. Depuis neuf ans, le vent qui souffle chaque été sur cette commune des Landes - peu disposée a priori à recevoir la fine fleur de la chanson acadienne ou québécoise - rend visiblement gaillard.
Capbreton n'est pas jumelé avec le Cap Breton de Nouvelle-Ecosse. Depuis neuf ans, c'est un Gersois voisin qui dispute à Eole le marché de l'air frais sur le littoral. Maurice Segall, le créateur et toujours directeur de ce « petit » festival (154 000 euros, 7000 spectateurs cette année), cultive l'esprit que l'on peut retrouver à Alors... chante ! de Montauban, où les artistes viennent se produire mais aussi passer quelques jours à rencontrer et découvrir des collègues.
Pour nombre d'artistes à l'affiche, cette année, à Capbreton, il s'agissait de la première prestation sur le continent-matrice. C'est aussi le rôle de ces Déferlantes. « On a voulu montrer au départ l'autre visage de la chanson francophone d'Amérique du Nord, résume Maurice Segall. Et l'on constate, depuis deux ans environ, l'émergence de jeunes talents à la qualité d'écriture, à l'invention tout à fait remarquables. » Cette 9e édition en a montré les contours.
Pour la première fois, le festival enrichissait ses soirées d'un premier rendez-vous, en fin d'après-midi, quasiment sur la plage. Serait-ce céder à la mode que d'organiser à son tour, un concours de découvertes ? Non, c'est utile, le plus souvent. Celui de Capbreton, premier du genre, a d'abord souffert d'une mise en scène particulièrement pénible, la prestation des jeunes artistes (deux par session sur trois jours) étant en effet parasitée par les interventions fâcheuses de l'animateur radio, mais on résista.
LA RÉVÉLATION ROBITAILLE
Venue de sa Gaspésie pour ses premiers pas en France, Viviane Audet séduisait par ses chroniques sentimentales acidulées, mais ne s'affranchissait pas assez pour vraiment étonner. L'univers de Guy-Philippe Wells, équilibrant jeux de mots potaches et vraie sensibilité, s'imposait davantage malgré un concert emprunté. Rayon écriture solide et timbres étranges, Joseph Edgar et Suzanne Léger ont été remarqués, mais on attendait encore l'éventuelle révélation. Annoncée par le bouche à oreille des connaisseurs et des passionnés (et il y en a sur les Déferlantes, qui font des centaines de kilomètres pour venir !), elle eut lieu le vendredi, en cinq chansons.
Damien Robitaille, on l'avait déjà entendu la veille, pointant son nez, ses cordes et son bégaiement factice dans l'intense happening artistique proposé par le festival, mêlant les mots du poète Marc Lemyre, le blues râpeux de Marcel Aymar et le doigté prodigieux du guitariste Réjean Bouchard. Mais sur la scène découvertes du podium balnéaire, il a non seulement mouché l'animateur, mais emballé le public en quelques minutes de ses chansons ne ressemblant à rien, mais avec tout dedans. Il fait de la fausse approximation un art, du contre-pied un sacerdoce. Epatant et à suivre. A tel point qu'aucun concert de la grande scène du soir n'a provoqué le même enthousiasme. Pas surprenant, car Robitaille va rapidement devenir grand.
DUO DE DONZELLES
Les nuits ont évidemment réservé de jolis et beaux moments. On retiendra la joyeuse bande de Mes aïeux, sorte de Big Bazar aux chansons folk-rock-trad, alliant avec entrain attachement aux racines et ouverture au monde et aux joies qu'ils procurent. De l'Ariégeoise solaire à l'Alsacien tourbillonnant, difficile de rester assis... Dans le même registre des empêcheurs salutaires de buller en rond, les Dobacaracol ont démontré qu'elles étaient bien à la hauteur de l'éclairage médiatique dont elles bénéficient en ce moment. Des textes bien écrits sur des rythmes d'Afrique et de Jamaïque : notre duo de donzelles et leurs quatre musiciens ont mis le feu à la dernière soirée.
Suivi de près depuis 2003, Fayo (et son blues-rock) montait pour la première fois sur la grande scène, et réussissait l'examen. La violoniste Dominique Dupuis et son tourbillon celte aussi. Mais Yann Perreau au rock pas très inspiré, la grande Marie-Jo Thério et son concert distendu, mal construit et mal écrit, ont déçu.
Yannick Delneste
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L'implantation de cette caméra par viewsurf.com sur la capitainerie de Capbreton a été réalisée avec la collaboration et l'autorisation du SIVOM Côte Sud.
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