FME - Jour 2 Artistes en goguette
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Le Petit Robert dit: EXPLORER: v.t "examiner, vérifier"; Parcourir un sujet en l'étudiant avec soin - COMMUN,UNE: adj. et n.m.; Qui appartient ou s'applique à plusieurs personnes. Qui se fait ensemble. Qui appartient ou qui concerne le plus grand nombre - COMMUNAUTÉ: n.f.; Groupe dont les membres ont des intérêts communs. PARTAGEUX: personne qui préconise le partage, la communauté ou l'égalité des biens. QUAND ON AIME...
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Extrait d'un article de Guillaume Bourgault-Côté publié dans [Le Devoir] du samedi 25 et du dimanche 26 août 2007
Les 30 ans de la loi 101 - La nouvelle conquête
Après la culture, faudrait-il une charte de la diversité linguistique?
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Flavie Léger-Roy, Edouard Lamontagne, Jimmy Fecteau, Geneviève BinetteCatégorie : Jus de Box, Le MOMO 1 Bla(s)bla(s)
Monique Dairon chaperonne OFQJ du projet "De Tadoussac à Saint-Malo"Catégorie : Komssa, Le MOMO 1 Bla(s)bla(s)
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Antoine Corriveau, avec ses compositions aériennes au fini rugueux, s'inscrit un peu dans la vague des Navet Confit, Carl-Éric Hudon et compagnie. Ses musiques, l'ancien membre des obscurs Singes Volants et de Higherground les bidouille la plupart du temps à la maison. Un travail d'orfèvre qu'il réalise par ailleurs seul.Catégorie : Jus de Box, Komssa, Le MOMO 0 Bla(s)bla(s)

Émilie Proulx: "J'aime les imperfections, la part de doute. Je ne veux pas chanter parfaitement. J'aime le naturel..."
Article de François Desmeules extrait du magazine web [Voir.ca] du 16 août 2007
Émilie Proulx
À doute toutes!
Dans une époque inquiète, avide de certitudes, Émilie Proulx fait des chansons de doute qui sont paradoxalement l'affirmation de son envie de ne pas sombrer dedans.
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Double CD bilingue et métissé d’un libre-chanteur américain et français nommé Thomas Hellman.
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Le dimanche 05 août 2007
Fermeture du Spectrum: la fin d'une époque
Étienne Coutu
L'auteur était porte-parole de la coalition Sauvons le Spectrum en février et mars 2007
Le maire de Montréal s'est jusqu'ici montré intraitable au sujet de la destruction annoncée du Spectrum. À ses yeux, il s'agissait «d'une affaire du privé qui devrait être réglée au privé».
Par son refus d'intervenir, il devient en grande partie responsable de cette fermeture. Plusieurs estiment qu'une institution culturelle de première importance pour Montréal est en train de disparaître. Cela crée un précédent de mauvais augure pour l'avenir de notre ville, qui soulève des questions sur sa vision et les priorités que M. Tremblay privilégie. De toute évidence, le développement des institutions culturelles ne figure pas en tête dans l'ordre de ses priorités.
Montréal est une ville choyée en matière d'infrastructures et d'événements culturels. Les investissements qui ont été faits depuis longtemps, entre autre sous la gouverne de Jean Drapeau, notamment avec la Place des Arts, nous ont portés à une place de choix. Nous avons la quantité, et la vigueur de la créativité des gens d'ici en a assuré le succès et la qualité. Bien des villes seraient prêtes à investir des millions pour voir des festivals de calibre international s'installer dans ses rues. Plusieurs envient les retombées de nos célébrations estivales, et la vivacité de notre scène culturelle. Devrait-on rappeler à nos gouvernants que la course ne doit pas s'arrêter là?
Toronto l'a bien compris, en se dotant récemment de nouvelles infrastructures de premier plan, avec l'agrandissement du Royal Ontario Museum par l'architecte Daniel Liebeskind, les améliorations de l'Art Gallery of Ontario par un autre géant de l'architecture, Frank Gehry, et la magnifique rénovation de l'auditorium Roy Thomson Hall. Sans compter que Toronto aura désormais son propre festival Just for Laughs.
Pendant ce temps, à Montréal, le dernier concours international d'architecture se soldait par un prix de consolation au gagnant: les étudiants des conservatoires d'art dramatique et de musique retourneront dans les sous-sols bétonnés d'un bâtiment de la rue Henri-Julien. La troupe des finissants en art dramatique de 2005 y a trouvé son inspiration pour un nom: «Du Bunker». Et l'on attend toujours une salle de 2000 places pour l'Orchestre symphonique de Montréal, qu'un projet de type «PPP» devrait pouvoir faire tenir, par miracle, sur l'étroite parcelle restante de la Place des Arts.
Maintenir le cap
Mais d'avoir été à l'avant-garde ne devrait pas nous aveugler sur l'importance de maintenir le cap, et ce spécialement dans un contexte de mondialisation et de compétition entre les grandes villes du monde pour attirer les touristes. Le refus du maire Tremblay d'intervenir pour éviter la disparition du Spectrum illustre une certaine insouciance de sa part: il ne semble pas saisir le rôle crucial que jouent les institutions et projets culturels dans une ville, qu'ils soient publics ou privés.
D'ailleurs il n'y a pas que le dossier du Spectrum en cause. Dans ce cas, nous avions un projet piloté par la Ville, réunissant tous les acteurs de la scène culturelle du secteur visé en un «Partenariat du Quartier des spectacles». Mais la Ville n'a pas eu le courage d'exercer un certain contrôle sur les opérations immobilières pour endiguer la spéculation sans précédent qui a suivi l'annonce du projet. Ironiquement, plutôt que de s'acheminer vers un Quartier des spectacles, l'un des fleurons des salles montréalaises ferme maintenant ses portes et sera détruit. Malgré les protestations des citoyens, le Spectrum fera place à une tour à bureau de 15 étages et à un espace commercial à grande surface, et ce, avant même qu'un plan d'aménagement particulier n'ait été adopté par la Ville.
À Montréal, les développements semblent laissés entièrement aux mains de l'entreprise privée. Ce n´est pas encore du développement sauvage, mais du développement qu'on pourrait qualifier de non réfléchi. En laissant deux importants projets être réalisés avant même l'adoption du plan particulier d'urbanisme du Quartier des spectacles, la Ville sacrifie non seulement l'une des salles les plus appréciées, mais elle renonce aussi à pouvoir se faire entendre dans les développements futurs. Les tours de Rogers et de SIDEV se faufilent à travers le règlement et précèdent l'adoption du plan. Le précédent est un désaveu de la Ville envers les professionnels qu'elle emploie et ses citoyens. À quoi bon travailler sur un plan qui n'aura pas, ou peu d'impact sur ce secteur? Avec un moratoire sur ces deux derniers projets, la Ville aurait joué son rôle, soit de permettre un développement concerté dans ce quartier. À la place, on assiste à un premier pas dans la mauvaise direction pour un projet de développement urbain important.
Y a-t-il lieu de soupçonner le maire de Montréal de pratiquer un préjugé favorable aux entreprises commerciales, au détriment des projets culturels? La responsabilité du maire ne devrait-elle pas consister à encourager et soutenir ces lieux qui donnent à Montréal sa spécificité, son âme? Demain, personne n'ira s'enchaîner aux portes du Spectrum pour en empêcher la démolition. Tout le monde sait qu'une pétition de plus de 15 000 noms repose sur les tablettes de l'hôtel de ville. Nous pourrons ainsi observer l'état de santé démocratique de la Ville de Montréal, et le niveau d'imputabilité de nos élus.
Du Spectrum, il restera dans le coeur des gens ces souvenirs inoubliables d'artistes qui, pendant 25 ans, y auront donné des prestations souvent magiques. Cette fermeture sonne donc la fin d'une époque. Les citoyens se souviendront peut-être aussi de l'ultime responsable de cette fermeture. Sera-t-il poursuivi par le fantôme du Spectrum?
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Article de fleur de la Haye extrait du site [RFI Musique]
Depuis quelques temps, les amoureux de Plume se demandaient où il était passé. Pas de spectacles depuis un bail, pas de nouvel album depuis Chants d’épuration (sorti en 2003) et aucune apparition médiatique… Où donc Plume Latraverse se cachait-il ? Dans son chalet des Laurentides (une magnifique région du Québec) ? Dans son appartement montréalais ? Derrière sa barbe rousse et poivre et sel ? Un peu des trois, à vrai dire : "J’ai fais une pause de plusieurs mois. Je me suis remis à l’écriture, à la peinture… Ça m’a pris comme une rage de dents et, maintenant, je sors du bois !", explique Plume entre deux gorgées de bière, sirotées sur la terrasse ombragée d’un restaurant de Capbreton.
Le chantre le plus populaire du Québec n’avait pas mis les pieds en France depuis dix ans. Le pays a-t-il changé comparé à celui qu’il a connu durant ses "années françaises", quand il tournait dans l’Hexagone de François Mitterrand, semaine après semaine ? "Oh oui ! J’ai fait connaissance avec les euros !", plaisante-t-il. Roulant le "r" avec son accent légendaire… du moins aux tympans des Français. "L’accent n’est pas dans la gorge des uns, mais dans l’oreille des autres", aime-t-il répéter. L’ogre Plume (il mesure plus d’1 m 90 et, franchement, il en impose!), est ainsi : un habile tricoteur de mots. Toujours prêt à dégainer une formule pour détruire préjugés et clichés. En chanson ou en discussion, sa verve fait mouche. Qu’il conte une histoire d’amour comme sur Les Patineuses : "Moi, j'patinais sur la bottine, était-ce elle qui m'éblouissait? / Était-ce le décor qui glissait? J'avais les jambes en gélatine / Je n'en croyais pas mes rétines / Et j'en perdais tout mon français". Ou bien qu’il devise sur la musique et la télé : "La variété, cette viande avariée", "La télévision, cette boîte à cons"…
62 ans et plus de trente ans de carrière n’ont fatigué ni son énergie, ni son humour ! Pourtant, Plume Latraverse (de son vrai nom Michel Latraverse), en a traversé des âges et des époques. "J’ai connu les bars à chansonniers, les vinyls, les cassettes et maintenant le mp3 et les jeunes générations qui naissent avec un cellulaire dans la main et une télé dans la tête." Jeune, Michel Latraverse était, lui, plutôt du genre scotché à sa guitare. Au cours des sixties, il la trimballe un peu partout. Dans les mariages et les baptêmes, où il joue avec tout un orchestre des reprises anglo-saxonnes. Chaque été, il roule avec son instrument vers Percé, une ville de Gaspésie qui attire toute la bohème québécoise. Le Centre d’art et la Maison du pêcheur sont investis pour des spectacles étourdissants et bruyants, qui se terminent au petit matin. Ils donnent lieu à de nombreuses querelles générationnelles avec les habitants, qui finissent par demander l’expulsion des joyeux lurons. "J’ai rué dans les brancards avec raison étant jeune. C’était justifié : on était vraiment brimés par la religion au Québec", rappelle Plume. De retour à Montréal cette année-là, il créé d’ailleurs un groupe qui se produira quelques années sous le nom clin d’œil de La Sainte-Trinité…
Le provocateur en solo
En 1972, Plume démarre sa carrière solo. Continuant à écrire des textes plus provocants les uns que les autres : "Toutes les menteries qu'j'ai appris à réciter quand j'étais p'tit / Pis les leçons de bienséance qui sont v'nues fucker mon enfance / Me sont très utiles aujourd'hui pour faire caca pis faire pipi / On m'a fait manger du papier pour que j'puisse chier tout enveloppé" (Bienséance). "En fait, je suis devenu chanteur parce que personne d’autre ne voulait et ne pouvait chanter ce que j’écrivais !", résume Plume. Sous-sols d’église, boîtes à chansons, puis scènes plus officielles comme l’Olympia à Paris dans les années 1980… L’auteur compositeur - devenu chanteur - donne des shows toujours plus endiablés, qui se colorent de rock, de folk, de blues, voire de swing à la sauce Django Reinhardt. Hyper prolifique, Plume a sorti plus d’une trentaine de disques. Tous n’ont pas traversé l’Atlantique : "A la Fnac, vous pourrez en trouver certains au rayon 'Chanson ethnique pour enfants'", blague l’énergumène.
Plume a beau se moquer de lui, il reste LA figure de la contestation culturelle au Québec. Un poète-chansonnier de référence. Une sorte de Brassens en plus trash et en joual (l’argot québécois). Si bien qu’un tas de fables circulent sur lui : il serait né dans un saloon, sa mère serait Américaine. Ado, il aurait perpétré un hold-up dans un supermarché avec un pistolet à eau et aurait été, ensuite, professeur… La vérité ? "Je suis un menteur ! Comme disait Trenet : 'seuls les poètes sont sincères, surtout quand ils mentent'." Une pirouette de plus pour cultiver le mystère… Sûr en tout cas que Plume est bien peintre (il a réalisé une vingtaine d’huiles en 2006). Il est aussi romancier et, surtout, toujours bête de scène. Le 21 juillet dernier, il l’a prouvé aux Déferlantes de Capbreton : mouillant la chemise, grattant la guitare avec agilité, chantant d’une voix forte et belle et engueulant les bavards !Entouré d’un pianiste et d’un bassiste, il a chanté nouvelles et anciennes chansons (El Niño Jonquière, Quel Calvaire). Faisant pouffer le public avec sa chanson Concaves, interprétée sur un air de tango : "Les cons sont les très proches parents des caves / Si c'n'est qu'les caves ont la tête un peu plus concave". Un régal de concert : drôle, irrévérencieux, malin, différent et subtilement orchestré… "J’ai voulu remettre mes textes en avant, en choisissant une instrumentation simple. Pour cesser de donner au public cette image de Raspoutine, ce poster du mec aux cheveux hirsutes qui boit de la bière et qui rote", confie Plume. Car derrière cette trogne d’homme des cavernes, il y a une plume qui écrit. Un esprit ultra-cultivé, doux. Un timide qui se cache derrière sa chope de bière et sa dégaine de "j'm’enfoutiste". Bref, un style à part dans la chanson francophone. En septembre, Plume s’enfermera en studio pour enregistrer un album déjà baptisé Hors-Saisons. Une quinzaine de nouvelles chansons mises en boîte en trois jours. Pas plus : "C’est ridicule de faire dans la dentelle à une époque où tout se pirate".
Fleur De la Haye
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l’Ontarien Damien Robitaille, chargé d’ouvrir le bal des Déferlantes. Celles-ci se déroulant pour la première fois en plein air (devant un public plus fourni que les années passées), il y avait de quoi avoir des frissons… Mais Damien Robitaille, vainqueur des Francouvertes 2005, s’en est tiré comme un chef. Blaguant, sifflant, jouant avec la foule comme s’il l’avait toujours côtoyée. Sa voix en a surpris plus d’un : teintée d’un accent qui semble n’appartenir qu’à lui, elle rebondit sur les mots d’une façon quasi-élastique… Etrange ! On se prend alors à essayer de décoder les drôles de textes de ce trentenaire, né d’un père francophone et d’une mère anglophone. Sur Mètres de mon être, il philosophe sur son existence "toujours en croissance" et sur Sexy Séparatiste, il mêle amour et politique : "Sexy Séparatiste, ton sexe est une fleur de lys/ Cet élan me plaît quand tu m’embrasses en français".

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